17 ministres africains s'engagent à mener des réformes éducatives basées sur les données lors du petit-déjeuner ministériel de FLEX2026
Lilongwe, Malawi, 15 juillet 2026 – Dix-sept ministres de l’Éducation et secrétaires permanents venus de toute l’Afrique se sont réunis à Lilongwe, au Malawi, le 15 juillet 2026 afin de réaffirmer leur engagement politique en faveur du renforcement des systèmes de données sur l’éducation et de l’intégration des données factuelles au cœur des politiques et des efforts de réforme en matière d’apprentissage fondamental. Ce petit-déjeuner ministériel, organisé par l’ADEA en marge de la 3e édition de l’Échange sur l'apprentissage fondamental en Afrique (FLEX2026), a mis en évidence un consensus continental grandissant : pour améliorer ce que les enfants apprennent, il faut des systèmes nationaux capables de générer des données fiables, de produire des données factuelles pertinentes et de traduire ces deux éléments en actions décisives.
En accueillant les participants, le secrétaire exécutif de l’ADEA, Albert Nsengiyumva, a mis en avant les progrès réalisés dans le cadre du Défi des données sur l’éducation et les compétences (ESDC) à travers l’Afrique et a noté que ce petit-déjeuner ministériel s’appuie sur les résultats de l’atelier technique qui s’est tenu les 13 et 14 juillet. Il a souligné que le FLEX2026 offre aux dirigeants africains l’occasion de traduire les recommandations techniques en un engagement politique plus fort et en actions concrètes au niveau national afin d’améliorer l’apprentissage fondamental sur l’ensemble du continent.
«Tout commence par les données, mais notre ambition doit aller au-delà de la simple collecte de données. Nous devons mettre en place des systèmes nationaux solides qui transforment les données factuelles en meilleures politiques, en investissements plus judicieux et en meilleurs résultats d’apprentissage pour chaque enfant», a-t-il déclaré. Il a également appelé les gouvernements à institutionnaliser les réformes au-delà des cycles de projet, rappelant aux participants que «les projets prennent fin, mais les systèmes perdurent. »
La réunion a donné lieu à des présentations sur deux initiatives complémentaires soutenues par l’ADEA. L’Initiative pour l'évaluation de l'apprentissage fondamental en Afrique (AFLAI) aide les pays à mettre en place des systèmes d’évaluation de l’apprentissage solides afin de vérifier si les enfants acquièrent les compétences d’apprentissage fondamentales. L’Initiative africaine de recherche sur les technologies éducatives (African EdTech Research Initiative) génère des données pertinentes au niveau local sur le rôle des technologies éducatives dans l’amélioration des résultats d’apprentissage. Conjointement avec l’ESDC, ces programmes constituent une réponse continentale coordonnée aux lacunes en matière de données et de preuves qui ont longtemps entravé l’élaboration des politiques éducatives en Afrique.
L’un des moments forts de la réunion a été la table ronde ministérielle, au cours de laquelle les ministres et les hauts représentants gouvernementaux ont partagé les expériences de leurs pays et échangé leurs points de vue sur le renforcement du leadership politique, l’intégration des systèmes de données éducatives et la traduction des données factuelles en politiques visant à améliorer les résultats d’apprentissage. Soulignant le rôle central des données dans la conduite de la réforme de l’éducation, le ministre rwandais de l’Éducation, Joseph Nsengimana, a déclaré :
« Nous devons disposer des données. Nous devons comprendre où nous en sommes et veiller à ne pas mener des actions isolées, mais plutôt des actions systémiques qui améliorent les résultats et l’impact. La collaboration améliorera notre travail — c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui. »
Les participants ont réaffirmé l’importance de la collaboration, de l’apprentissage entre pairs et d’un engagement politique soutenu pour garantir que chaque enfant africain acquière les compétences fondamentales en lecture, en écriture, en calcul et celles nécessaires pour s’épanouir dans un monde de plus en plus complexe.
Le petit-déjeuner ministériel a marqué le coup d’envoi des discussions politiques de haut niveau de FLEX2026, organisées sous le thème « Des engagements aux résultats : assurer l’apprentissage fondamental à grande échelle ». La réunion a rassemblé des ministres et des secrétaires permanents de plusieurs pays africains, parmi lesquels le Botswana, la Côte d’Ivoire, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Kenya, Madagascar, le Malawi, le Rwanda, le Niger et le Sénégal. Leur engagement en faveur de systèmes intégrés de données sur l’éducation, d’une évaluation renforcée de l’apprentissage et d’une élaboration des politiques fondée sur des données factuelles servira de base aux discussions politiques qui se poursuivront tout au long de FLEX2026.